DES a CORPS, 2 ème semaine, 3 ème épisode ! Le rendez-vous est maintenant établi et, entrant dans la logique de la série, nous démontrons le sérieux qui nous anime pour paraphraser J. Lacan. Continuons alors à dévoiler les arguments des rubriques qui orientent notre travail d’École autour du thème « Attentat sexuel », dans le but de toujours mieux serrer le réel que ce thème convoque et que l’expérience analytique vise. Série, sérieux, serrage, voici une série distinguée à l’occasion par J.-A. Miller, qui définit certainement le mouvement qui est le nôtre.
Pas de série sans une première fois, et c’est précisément ce thème qu’Anaëlle Lebovits-Quenehen propose d’explorer pour nous, revisitant d’une manière inédite les quatre modalités logiques utilisées par Lacan à plusieurs reprises, celles du nécessaire, du possible, de l’impossible et enfin du contingent. Cette première fois, qui « imprime sa marque sur la série », s’inscrivant ensuite dans la logique de la répétition, trouve ici à s’illustrer autant à partir du premier rapport sexuel consenti que de ce qui peut faire attentat quand l’initiative forcée vient de l’Autre. C’est alors le concept psychanalytique d’« événement » qui s’éclaire pour nous, associé ici, très judicieusement, à celui de « franchissement ». Mais à cette série, l’auteure ajoute un troisième terme que nous vous laissons découvrir, apportant dès lors un serrage supplémentaire à ses développements autour du trauma, et indiquant alors avec force la perspective disons éthique qui oriente l’expérience analytique. Très enseignant !
C’est aussi la dimension du temps que la logique de la série convoque, catégorie que le texte de Philippe La Sagna aborde afin de mieux saisir l’articulation entre trauma, fantasme et symptôme. Pour se faire, il revient sur la notion freudienne d’après-coup, revisitée par Lacan – qui trouve à se formaliser sur le premier étage du graphe –, et démontre la nécessité d’introduire une dimension qui l’« excède », celle de l’objet a . Une logique quant à la cure apparaît alors pour l’analysant sous transfert où, face à l’arrêt du temps mortifère que signe le trauma, répond le « présent de l’analyste comme corps vivant » – autrement dit, comme objet a . Nous vous invitons à suivre la démonstration impeccable de l’auteur, où c’est alors le concept même de « présence de l’analyste » qui s’en trouve éclairé, et notre conception du temps comme réel – et pas simplement logique –, démontré ! Rien que cela !
Décidément DES a CORPS nous enseigne et ose, résolument, sérieusement, apporter du nouveau !