Dans Le Séminaire livre VII, L’éthique de la psychanalyse , Jacques Lacan évoque les moments de désarroi que nous traversons lorsque surgit « hors de notre voix [2] », mais à partir d’un « autrui […] privilégié » [3] , l’exclamation Toi ! . Cette interjection n’est ni Toi ou Moi , ni Moi plus Toi , ni Toi et Moi [4] . Ce mot « tout entier » [5] précise Lacan, est défense au regard du surgissement d’un « Autre préhistorique » [6] ; il n’est pas appel, il n’est pas perception. Il dit une violence répulsive.
Das Ding , la Chose freudienne est au cœur de cette exclamation de pure jouissance, parfois porteuse de dévotion : Toi … C’est que la massivité de cet Autre impromptu généré par le cri, fige du côté d’une horreur qui fascine. Un moment de bascule propre à l’être parlant, une primitive expérience de jouissance dont on ne guérit jamais, à distinguer de la construction fantasmatique de l’Autre jouisseur et méchant. « Das Ding est originellement ce que nous appellerons le hors-signifié. » [7] , dit alors Lacan.
La Chose ne se représente pas, elle fait effraction. Elle n’est pas construction, question, plutôt néantisation. Porté par une voix que le sujet ne peut identifier comme sortant d’une bouche aussi étrangère que familière, la sienne, le cri Toi !, met « hors de » lui, « de soi », une primitive détresse. Son expulsion n’est pas portée par la jouissance phallique laquelle implique et l’incorporation signifiante et le retour sur le corps d’une jouissance qui, de se répartir sur des objets, viendra y dessiner des zones érogènes et sensibles [8] .
Ici, pas d’axe imaginaire a-a’ , -ce Toi! n’est pas le semblable-, pas de circuit signifiant pour dessiner un chemin à la pulsion et pourtant avance Lacan, un Moi inaugural s’y manifeste, un Moi de « rejet », de recul [9] . Le refoulement originaire se loge dans ces expériences étranges de déconstruction du monde et du corps propre. S’expriment dans cette manifestation sonore aussi vive que réduite, sidération, douleur, frayeur. Sans un autre concerné pour l’accueillir, la traduire dans une langue qui est toujours la sienne propre dans celle de l’Autre, la solitude du sujet prend forme de terreur. Nous sommes au cœur d’un attentat sans agresseur malgré l’interjection, Toi ! . Ce séisme inhérent à la structure, ouvre au sujet de l’inconscient le champ de la parole, dans le langage : Toi !,… qu’est-ce que tu veux ? On passe du cri à la question. Elle fait du sujet de l’inconscient, ce dont l’Autre manque.
La jouissance nocive et l’indicible
Dans son texte, « Les six paradigmes de la jouissance » [10] , Jacques-Alain Miller situe das Ding du côté d’un irreprésentable au cœur du cri : « la massivité de la jouissance, placée dans un lieu qui est normalement hors d’atteinte » [11] cerne l’« Autre préhistorique » [12] de Jacques Lacan comme une « réalité muette » [13] , hors de tout commerce avec le signifiant, mais « gonflé[e] de ce qui a été traduit de l’imaginaire » [14] . Le terme de traduction indique un au-delà à cette inertie, équivalente à un trou brutalement dévoilé dès lors que les objets a n’en assurent plus la couverture. Puisque « l’Autre de l’Autre […] manque dans l’Autre » [15] , la jouissance qui a toujours pour lieu le corps propre est dysharmonique au sujet, ce que l’on perçoit mieux quand l’ordre symbolique défaille.
La Chose émerge en ce point de la structure : faisons l’hypothèse qu’une jouissance imaginaire inentamable est capturée dans le Toi !, massif. Elle pourra retentir dans son rapport à la transgression et à la loi mais nous restons dans le champ visuel : son cri fige le sujet là où il y a de l’inarticulable. Le miroir « traduit », limite, diminue selon Jacques Lacan, le pousse-à-la destructivité [16] de l’être même du sujet, ici ramené au corps.
La structure imaginaire construit l’autre semblable, le partenaire de l’alternative « ou toi ou moi », celui de la rivalité, du transitivisme. Il peut être aussi bien appui que source d’inquiétante étrangeté, voire de persécution. « j’attente aux droits de l’autre en tant qu’il est mon semblable » [17] , dit Jacques Lacan qui ajoute, « dans l’énoncé de la règle universelle » [18] . C’est elle, selon lui, qui donne place prépondérante à la jouissance du prochain, permettant ainsi au sujet de ne pas considérer la sienne. C’est qu’avec la logique, la jouissance du corps n’a plus aucune place. Celle qui encombre est déléguée à l’autre dont « J’imagine […] [les] difficultés et […] douleurs au miroir des miennes » [19] . Quant à l’Autre civilisé et manquant, il devient possible de lui concéder les objets agalmatiques voix et regard qui s’inscrivent dès lors, dans l’ordre symbolique. Une alliance se noue entre la jouissance ainsi fragmentée selon la lecture de Jacques-Alain Miller et l’Autre [20] , l’Autre du narcissisme change la tonalité du toi, dans son rapport au moi. Le surmoi intériorisé prend alors sur lui la jouissance obscène et féroce.
La langue vaut attentat
La notion d’attentat incluse dans le titre des futures journées de l’ECF est une interprétation, un mot d’esprit calculé pour secouer : si l’Autre est construction du sujet, le refoulement primordial ne désigne pas un temps 0 ou 1. Nous ne sommes pas, sauf à construire un nouveau mythe, dans le temps logique, plutôt au cœur d’une question soulevée par Éric Laurent dans un numéro spécial de Quarto dédié à la clinique de l’urgence [21] : Que faisons-nous des moments de rencontre avec le réel, dont nous ne savons rien ? Plus rien ne peut alors se satisfaire, se chiffrer, plus rien n’est à déchiffrer : les fixations ont sauté. La jouissance massive qui ne procède pas du langage, reprend ses droits.
Dans la langue commune, le signifiant attentat qualifie tout geste de destruction injustifiable à l’encontre des corps [22] , y compris lorsque le crime n’a pas encore été consommé. Tout ce qui peut porter atteinte à la fraternité, aux droits des homosexuels, à l’égalité Homme-Femme etc. peut être qualifié aujourd’hui d’atteinte/attentat : l’outrage, l’insulte, flirtent dans certains discours radicaux avec le terrorisme sexuel. Nous assistons à la fabrication d’une actualité relayée par les médias avec des témoignages d’hommes et de femmes convaincants et perturbateurs, disent celles et ceux, policiers, médecins, travailleurs sociaux qui les accueillent. La langue elle-même vaut attentat, ce qui n’est pas faux. S’y dévoile le trou de l’impossible jouissance réelle que la notion freudienne de traumatisme sexuel s’efforce de prendre en compte.
La clinique enseigne le psychanalyste sur ce point essentiel : dire et parler, comme le souligne Sonia Chiriaco ne sont pas du même registre [23] . La parole des sujets victimes, dans la rencontre avec l’analyste, fait apparaître un silence, un indicible propre à chacun(e). Il ne saurait être réduit aux tabous, à un interdit de parler, sauf à croire en une équivalence entre vérité, langage et réel. Ce silence est à respecter.
Pour Freud, dans les situations qualifiées de catastrophes, ce qui est retenu comme traumatique par un sujet est un détail inintégrable, qui ne cesse pas d’insister à l’état brut. Ce n’est que lorsque le sujet sort du champ des significations qui ordonnaient son rapport à la réalité à la faveur d’un second incident, parfois mineur, qu’apparaissent avec lui et l’angoisse et la répétition traumatique. Une clinique qui a permis à Freud de saisir les limites de son principe de plaisir, les tendances masochistes du moi, ce que Jacques Lacan va considérer, autrement.
Pour Freud, le refoulement intervient « nachträglich » [24] , lorsque le monde symbolique du sujet s’est organisé. Il s’installe grâce à la dialectique signifiante qui organise le champ des significations sexuelles, de ce sujet-là.
Jacques Lacan, quant à lui, n’attache pas l’angoisse à l’apparition perturbante d’un trait détaché d’un premier évènement qui ferait retour sur un mode sexualisé mais au réel, à l’étrange, à ce que l’on ne peut pas voir ou entendre, que l’on sait massivement là sans pouvoir le nommer. Quelque chose se détache, fait scission qui concerne le corps traumatisé, cisaillé par le langage [25] , non pas sur son versant imaginaire ou symbolique mais dans une dimension première qualifiée par Jacques Lacan de frappe, de secousse : il ne s’agit pas là d’oubli, de jeu verbal, – nous ne sommes pas du côté de l’inconscient interprète – , plutôt d’un trouma [26] non accessible, repéré par Clotilde Leguil comme « lambeau de discours » [27] . La puissance matérielle et violente du signifiant qui habite la langue dans le langage, s’y manifeste. Elle signe l’échec de ce dernier à dire le rapport au corps que l’on a dès lors qu’il est blessé, dès lors aussi qu’entre en jeu celui de l’autre. Or, dans le rapport au corps de l’autre, l’élaboration symbolique toujours défaille, ce à quoi supplée le fantasme.
La jouissance imaginaire émerge lorsque le sujet n’a pas l’appui de signifiants porteurs de libido pour faire enveloppe à son corps. Il risque alors de s’identifier à des formes impersonnelles et violentes du « faire l’homme » pour être sûr d’en être un et aborder ce qui, dans le féminin, convoque en lui débordement, énigme et angoisse. Le sexuel vaut alors attentat. Ainsi ce patient rencontré dans le cadre d’une présentation de malades en milieu hospitalier qui disait avoir agressé sexuellement sa compagne pour se prouver à lui-même, dès lors qu’il se sentait « diminué » par elle, qu’il était bien un homme.
Dans sa rencontre avec le sujet abusé, blessé, l’analyste n’oublie jamais que parler met à l’épreuve du rapport au signifiant là où il peut figer dans la honte, là où il peut précipiter le passage à l’acte. S’éprouver réduit à son corps convoque toujours angoisse et horreur de sa propre existence.
Un silence peuplé de cris
On mesure, sur le plan clinique, que chaque sujet a ses bombes verbales qui font prescription. Leur pouvoir de vocifération mortifère ressurgit lorsque le parlêtre est confronté au réel de l’attentat, qu’il soit sexuel ou non. Il y a, en ces circonstances, retour de l’objet innommable porté par « un signifiant entier » là où il échoue à faire dépôt, trace, derrière la répétition fixée par les signifiants maîtres. Ils volent alors en éclats. Surgit le lambeau [28] qui fait taire, le dire discordant qui organisait le refoulement sans possibilité de s’y inclure. Jacques Lacan parle du « chatoiement des évènements archaïques » [29] en jeu là où la langue prend résonance de frappe [30] indélébile. En ce lieu, dit-il, il n’y a personne pour donner le mot au sujet. Cette frappe, à l’instar du cri, Toi !, est sans Autre.
Das Ding, nous indique que du côté du vivant, quelque chose se perd que nous ne saurions assimiler à un manque [31] . Ce trou produit le réel comme conséquence d’une opération dans laquelle le signifiant joue une partie qui ne peut qu’échouer à prendre en compte tout le vivant. Ce trauma et sa conséquence de ratage sont liés à la structure, ce que Freud avait perçu. L’angoisse, pour lui, dans le temps deux du trauma, fait signe du retour d’un reste de la Chose à la faveur d’une dysharmonie éprouvée comme inquiétante. Elle correspond, pour Jacques Lacan, au surgissement d’un inconnu et signe la proximité du langage dans sa forme secouante , là où il ne peut qu’échouer à dire le corps vivant et sexué [32] .
On sort du champ ordonné par le symbole, cadré par l’imaginaire ; l’objet n’est plus situable. Comme nous l’avons vu avec le Toi !, il surgit sous la forme « réelle » de ce qui n’appelle plus aucun commentaire. Jacques Lacan précise qu’il y a des moments d’effraction où les objets qui devraient être cachés derrière le désir, ne le sont plus.
Il faut beaucoup de tact pour traiter de cette clinique, se garder de faire coïncider sens, explications et événement car avec le court-circuit traumatique, l’innommable survient. Apparaît alors ce dont il convient de tenir le sujet éloigné : la réversibilité du moi et de l’objet toujours en jeu dans la pulsion de mort freudienne, leur exclusion fondamentale derrière le rapport au semblable. La question clinique qui occupe le psychanalyste est celle des infimes ressources du sujet pour voiler l’effraction à partir d’un nouage inédit des trois registres, RIS. Le signifiant, comme Jacques Lacan le fait valoir, a des effets de jouissance sur le corps. C’est cette connexion qui nous intéresse car nous pouvons la manier dans le registre de la parole ; disons que la résilience, pour le psychanalyste est à situer au niveau du symptôme en tant que pour Jacques Lacan, la jouissance incluse dans le signifiant, concerne le corps [33] .
Se régler sur le caractère primitif du signifiant
En 1964, Jacques Lacan ne manquait pas de souligner que les masques du désir nous font oublier qu’il y a un niveau où le langage est pur objet
[34]
.
J’évoquerai ici une femme rencontrée il y a fort longtemps. Âgée de 23 ans elle était arrivée en France deux ans plus tôt. L’angoisse majeure et permanente dont elle souffrait, la faisait se perdre partout. Et pourtant elle ne risquait pas, dans ce nouveau pays, de rencontrer le violeur qui avait abusé d’elle quelques années plus tôt. « Dans la rue j’ai peur mais aujourd’hui je suis arrivée » avaient été ses premiers mots. Son égarement et son angoisse étaient tels que j’avais sorti de mon sac, – elle tenait le sien serré sur ses genoux – , un plan du quartier : « Faites comme moi, allez chercher le même à la mairie à côté et revenez me voir ». Cette femme trainait avec elle un commandement sans appel, « le devoir de marcher
droit
dans la vie », et ce d’autant plus que le viol dont elle avait été victime, l’avait expulsée de sa famille. Confiée à une sœur dont la voix ne cessait jamais de lui dire comment se comporter, elle vacillait dans les espaces publics par crainte « de ne plus savoir marcher droit », sous le regard « violeur » de passants qui sauraient alors l’acte criminel dont elle avait été la victime. Un énoncé que notre travail avait permis de déminer. « Vous avez une voix douce madame et cela m’aide à être plus adroite », une équivoque que je m’étais gardée de lui faire entendre mais dont nous avions pu faire usage dans les séances. Nous n’étions plus du côté de la vocifération du
Toi !, Voix(s) !
Comme le souligne Éric Laurent, la parole s’anime « de la voix qui y était cachée »
[35]
. Le problème du trauma est son retour réel.
L’analyste peut accueillir la jouissance envahissante lorsqu’il y a eu cataclysme. Il sait préserver les petits riens qui bordent la cohérence langagière de l’inconscient, lorsqu’elle se défait. Il peut les attraper, non pas sur le versant de l’interprétation, plutôt sur celui des petites pierres d’achoppement qui peuvent contenir la jouissance imaginaire et massive qui risque alors de surgir, jusqu’à en appeler à la haine de soi. L’analyste a appris de sa propre cure que le traitement de cette part exclue de lui-même, la Chose propre à chacun, peut se loger dans un obstacle langagier que l’on peut manier pour faire reculer les mots tueurs, lorsque le corps a été violenté. Il n’y a pas seulement le détail déchiffrable, ce que l’analyse arrache au registre sexuel de l’inconscient, à la langue commune, il y a la valeur qu’elle donne à ce qui, dans celle du sujet, est aussi solide qu’infime. Ainsi Sonia Chiriaco, dans l’article déjà cité, fait-elle remarquer qu’avec la parole, on touche « fugitivement un point de réel » [36] . Quelque chose se dérobe qui « laisse une trace » [37] .
Pour l’humain, quelle que soit la structure clinique du sujet, ce qui peut faire retour est la violence défensive du Toi ! qui anéantit, toujours présent derrière le « c’est lui », « c’est elle » de la désignation du coupable, de sa dénonciation. Disons que Le clinicien orienté par la psychanalyse et l’expérience de sa propre cure en est averti.
[1]
Cf. Platon,
Le Banquet, Traduction et présentation par Luc Brisson,
Paris, GF, Editions Flammarion, 2018.
Alcibiade évoquant Socrate : « il dupe en se donnant l’air d’un amant, alors qu’il tient le rôle du bien-aimé plutôt que celui de l’amant », p. 176.
[2]
Lacan J.,
Le Séminaire
, livre VII,
L’éthique de la psychanalyse,
texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 1986, p. 69.
[3]
Ibid
.
[4] En résonnance avec une œuvre de Lawrence Weiner, née en 1942 à New York, conservée au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg :
Moi + Toi & Nous
.
[5]
Lacan J.,
Le Séminaire
, livre VII,
L’éthique de la psychanalyse
,
op. cit.
, p.69.
[6]
Ibid.
[7]
Ibid.,
p.67.
[8]
Cf. Miller J.-A., « Les six paradigmes de la jouissance »,
La Cause freudienne
, n°43, octobre 1999, pp. 4-26.
[9]
Cf. Lacan J.,
Le Séminaire
, livre VII,
L’éthique de la psychanalyse
,
op. cit.
, p.70.
[10]
Cf
.
Miller J.-A., « Les six paradigmes de la jouissance »,
op. cit
.
[11]
Ibid
., p.10.
[12]
Lacan J.,
Le Séminaire
, livre VII,
L’éthique de la psychanalyse
,
op. cit.
, p.69.
[13]
Miller J.-A., « Les six paradigmes de la jouissance »,
op. cit.
, p. 8.
[14]
Ibid
., p. 9.
[15]
Ibid
.
[16]
Cf. Lacan J.,
Le Séminaire
, livre VII,
L’éthique de la psychanalyse
,
op. cit.
, p.181.
[17]
Ibid
., p. 223.
[18]
Ibid
.
[19]
Ibid.,
p. 220.
[20]
Cf. Miller J.-A., « Les six paradigmes de la jouissance »,
op. cit
.
[21]
Cf. Laurent É., « Le traitement de l’angoisse post- traumatique : sans standarts mais non sans principes »,
Quarto
, n° 84, juin 2005, pp.22-30.
[22]
Pour le droit, le corps est un bien.
[23]
Cf. Chiriaco S., « Ce qui se dit », posté le 16 juillet 2020, disponible sur internet : blog
DESaCORPS
.
[24]
Lacan J.,
Le Séminaire
, livre I,
Les écrits techniques de Freud,
texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 1975, p. 215.
[25]
Cf
.
Lacan J., « Petit discours à l’ORTF »
, Autres écrits
, Paris, Seuil, 2001, p.224.
[26]
En résonance avec le néologisme de
troumatisme
proposé par Jacques Lacan.
Cf.
Lacan J., Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes-errent », leçon du 8 février 1974,
inédit.
[27]
Cf
.
Leguil C., « L’événement traumatique,
un lambeau de discours
»
, La Cause du désir
, n°100, novembre 2018, pp. 133-138.
[28]
Ibid
.
[29]
Lacan J.,
le Séminaire
, livre I,
Les écrits techniques de Freud,
Paris, Seuil, 1975, p 222.
[30]
Cf.
Ibid
. p.54 : « un premier noyau […] qui non seulement ne s’avoue pas, mais qui, de ne pas se formuler, est littéralement
comme si cela n’existait pas
– […] l’essence même de la découverte freudienne ».
[31]
Cf. Miller J.-A., « Les six paradigmes de la jouissance »,
op. cit.
[32]
Cf. Lacan J., « Petit discours à l’ORTF »
, Autres écrits
, Paris, Seuil, 2001, p. 225 : « la polarité du sexe dans le vivant, qui représente en elle-même peut-être l’échec du langage ».
[33]
Cf.
Miller J A.,
L’os d’une cure,
Paris, Navarin éditeur, 2018, p. 58.
[34]
Cf.
Lacan J., Le Séminaire, livre XII, « Problèmes cruciaux pour la psychanalyse », leçon du 9 décembre 1964,
inédit
. Lacan mentionne l’extrême du signifiant, le cri.avec l’exemple du canard. Le canard se signale à quelqu’un. Son image peut s’attacher à une monnaie et alors, on peut choisir l’aigle ! Lacan rend hommage à Russel qui a aperçu que le langage est pur objet.
[35]
Laurent É., « L’interprétation événement »,
La Cause du désir
, n°100, novembre 2018, p.71.
[36]
Chiriaco S., « Ce qui se dit »,
op. cit
.
[37]
Ibid
.