C’est parti ! En ce jour où commence la phase 2 du déconfinement, l’autre bonne nouvelle est incontestablement le lancement de la Newsletter du Blog des 50èmes journées de l’Ecole de la Cause freudienne. Son objectif est clair, celui de vous embarquer dans un nouveau travail de l’École , selon l’expression de Jacques-Alain Miller relevée par Laurent Dupont dans son message du 24 avril dernier ; un travail d’étude et de réflexion que notre communauté va entreprendre autour du thème qui nous réunit tous : « Attentat sexuel ». Et il ne vous aura pas échappé que son titre, DES a CORPS, en constitue déjà une première interprétation. S’y entendent en effet au moins deux signifiants, « désaccord » et « corps », le premier convoquant le célèbre aphorisme lacanien Il n’y a pas de rapport sexuel , le second indiquant le lieu même de la jouissance ; deux dimensions à relier, donc, respectivement autour des notions de « trou » et d’ « irruption » que le titre de nos journées convoque également. Situons enfin la lettre (l’objet) a qui se détache ici comme faisant fonction de bord à ces deux notions, ou tout simplement comme la cause du désir qui nous anime…
Deux, c’est aussi le nombre de Newsletter que vous aurez le plaisir de recevoir chaque semaine (le mardi et le vendredi), chacune vous invitant à découvrir les textes des nombreuses rubriques que nous vous avons concoctées avec Aurélie Charpentier-Libert et Carole Niquet. Elles sont au nombre de 18 : 13 proposant un abord singulier de notre thème, 5 étant dédiées respectivement à des « éclats de savoir », des produits de cartels, des touches de biblio, des chroniques d’ouvrage et enfin à la clinique de l’attentat sexuel. Tout au long du mois de juin, nous vous présenterons les arguments écrits par leurs responsables, chacun apportant des points théoriques essentiels aidant à mieux s’approprier le thème et par conséquent à orienter les productions que vous êtes d’ores et déjà invités à nous soumettre (Cf. le menu du blog, « proposer un article »).
Deux, enfin, c’est le nombre d’arguments que nous dévoilons aujourd’hui. Tout d’abord celui d’Hélène Bonnaud (rubrique « Dire l’indicible »), faisant le point sur la position de la psychanalyse face au trauma, et où les termes de parole, trace, lecture, et écriture trouvent à se distinguer et à se nouer très finement. Ensuite celui de Philippe De Georges (rubrique « L’intime dévoilé »), où ce sont par exemple les termes de pudeur, d’impudence et d’obscénité qui sont mis au travail afin de lever le mystère sur toutes les fonctions du voile, non sans évoquer au passage deux vignettes tirées d’un des « manuels les plus riches en matière d’attentats sexuels et de perversion ». Tout un programme ! Au final, avec ces deux arguments, c’est l’expérience analytique, et sa finalité de serrage du réel de la jouissance du vivant, qui s’en trouvera éclairée.
Finalement, à travers les nombreuses pistes de recherche que ces deux premiers travaux nous offrent – avec précision et rigueur – et le bien dire qui anime leur deux auteurs, nous avons une parfaite illustration de l’exigence qui devra nous accompagner durant ces longs mois d’étude et de transmission du savoir psychanalytique au sein de notre École.